Noël s’approche. Comment gérer ce temps avant Noël ? Un temps qui dure trop long pour les uns et qui passent trop vite pour les autres.
Pour introduire autre chose dans vos agendas trop remplis, je vous propose une lecture et quelques réflexions sur un chant tiré de notre recueil de chant « Alleluia » :
31-34. Le monde ancien s’en est allé
Refrain : Le monde ancien s’en est allé, Un nouveau monde est déjà né : 1. Nous attendons le jour de Dieu Qui transfigure terre et cieux.
2. Ne vois-tu pas le jour venir Et tous les arbres reverdir ?
3. Le Fils de l’Homme est revenu, Ressuscité, il ne meurt plus.
4. Il s’est levé, le jour de Dieu Qui fait renaître terre et cieux. Auteur : Joseph Gelineau 1920-2008
Joseph Gelineau était un jésuite français. Il a étudié la théologie à Lyon, puis l’écriture musicale et l’orgue à l’École César-Franck de Paris. Donc un homme de la musique !
Il est connu par son psautier français qui s’est répandu au sein de l’Eglise catholique romaine et pour les protestants il est plutôt connu par un bon nombre de chants qu’il a composé pour la communauté de Taizé, fraternité œcuménique. Donc nous redécouvrons cette composition de sa part dans le « Alleluia ». La mélodie est simple et respire l’ambiance du moyen âge et de l’Eglise populaire.
Voyons le texte : D’abord un refrain qui rappelle comment le présent est un temps de transition. Le présent deviens un temps qui témoigne du passé du monde ancien et de l’arrivée d’un nouveau monde. Quelle provocation !
Mais aussi une grande consolation pour ceux et celles qui souffrent dans ce présent. Puis un petit appel à ceux et celles qui vivent ce présent avec joie et grande satisfaction. Tout cela pour bien dire que nos régimes soit de souffrance soit de satisfaction ne soient pas de régimes éternels. Enfin il y aura un changement. Donc vivez les moments de la vie avec raison et avec cœur.
Avec chaque strophe Gelineau nous remets en lien avec la parole biblique et la théologie eschatologique. Cette création va être renouvelée en Jésus Christ. Comme l’apôtre l’exprime dans sa 2ème lettre au Corinthiens :
Si quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle. Ce qui est ancien est passé : il y a là du nouveau.(2 Cor 5,17)
La nature nous donne cette parabole. Les feuilles tombent parce que les bourgeons de la nouvelle saison les poussent. Sommes nous donc l’arbre qui se renouvelle perpétuellement ?
Au lieu de mesurer notre « jeunesse » , notre « force » et notre « vitesse » par rapport à l’âge, par rapport aux expériences, le chant avec son contenu biblique (un peu caché, bien entendu) nous encourage de découvrir en nous et autour de nous les traces de la nouvelle vie que Dieu nous veut donner par Jésus Christ. Il y a autant des choses et autant des liens à redécouvrir... Eckhart Altemüller